Des repères visuels

Un vaisseau sur une base moyenne… C’est quoi la différence avec les autres bases? Ça se déplace comment? Quels sont les repères visuels que je peux utiliser pour m’aider à planifier la manœuvre optimale?

Vous ne trouverez rien de révolutionnaire ou de complètement nouveau sur les manœuvres dans cet article… désolé. Ce texte est écrit dans le but de favoriser la réflexion et non de jouer à l’expert. On tente seulement de couvrir l’essentiel et de se donner quelques repères visuels pour réduire l’influence du terrain et des mauvaises manœuvres.

Tout d’abord, il faut comparer les bases les unes aux autres et essayer de trouver des repères visuels sur l’aire de jeu pour être capable de bien s’orienter. Vous aurez beau lire et relire cet article, ce sont les images et les dimensions relatives que vous devez brûler dans votre lobe frontal…

D’entrée de jeu, on commence par ce que l’on sait déjà côté dimensions des bases, comparativement aux gabarits de mouvements.

La petite base

Il est bien connu que cette base mesure la même longueur qu’un gabarit de manœuvre 1 droit.

Mais attention, c’est n’est pas exactement la même dimension qu’un gabarit.  Il faut également considérer les guides en avant et en arrière de la base. Encore plus si vous avez « bumpé » un autre vaisseau.

En d’autres mots, si vous avez « bumpé » un autre petit vaisseau en ligne droite, ne pensez pas passer complètement par-dessus en effectuant une manœuvre droite de 1 vers l’avant… 

Sachant que la longueur d’un déplacement droit de 1 est équivalente à la longueur d’une petite base, vous avez maintenant un repaire visuel pour vous aider à juger les déplacements en ligne droite des petites et grosses bases.

Une manœuvre droite de 1 vers l’avant (ou vers l’arrière…) va représenter un déplacement équivalent à deux petites bases (le gabarit plus la base). C’est le genre de trucs qu’on doit garder en tête lorsqu’on tente d’évaluer où va atterrir le vaisseau après sa manœuvre.

La grosse base

La grosse base représente la même longueur qu’un gabarit de manœuvre 2 droit. Attention, ici aussi, la base ne fait pas parfaitement la même longueur et il faut considérer les guides en avant et en arrière.

Rapidement, cela signifie que si cette grosse base fait un 1 droit, le devant de la base atterrira l’équivalent de trois (petites) bases plus loin. Le gabarit (1) plus la base (2). Par conséquent, si elle fait un 2 droit, le devant de la base se retrouvera l’équivalent de quatre bases plus loin. Les vaisseaux à grosse base se déplacent très rapidement…

La grosse base peut également servir de repère visuel pour les déplacements en lignes droites des petites bases. Si une petite base est relativement proche derrière une grosse base, on a une bonne idée de l’emplacement final de la petite base après une manœuvre droite.

De plus, il est toujours facile de visualiser la longueur des déplacements en lignes droites pour les petites et les grosses bases en observant les autres vaisseaux sur le terrain.

La moyenne base

Par contre, ça se complique quand on introduit une troisième grosseur de base, soit la bizarre de base moyenne.

Plus longue qu’une petite base et plus courte qu’une grosse base… mais pas vraiment un chiffre rond non plus.

En considérant les guides pour les gabarits sur la base, la longueur d’un gabarit de mouvement 1 droit représente, en fait, deux tiers (67 %) d’une base moyenne.

Cette dernière, par contre, représente 1,63 fois la longueur d’un gabarit de mouvement 1 droit.

1,5 aurait été tellement plus facile… mais bon.

La base moyenne, elle, couvre un peu plus du trois quarts (77 %) d’une manœuvre 2 droit, et par le fait même d’une grosse base.

Deux tiers d’un bord, trois quarts de l’autre… on ne pouvait pas faire plus simple!

On peut se donner comme référence générale qu’une base moyenne c’est un peu plus qu’une petite base et demie… il ne faut juste pas prendre ça au pied de la lettre.

C’est un peu plus difficile de bien évaluer les déplacements d’une base moyenne mais c’est loin d’être impossible. Comme pour le reste, la pratique et l’expérimentation sont essentielles.

Dans le même ordre d’idées, si on veut être vraiment précis il faut savoir qu’un gabarit de mouvement 1 droit est un peu plus court qu’une petite base, même si on n’inclut pas les guides.

Même chose pour la grosse base. Elle est un peu plus longue qu’un gabarit de mouvement 2 droit. C’est plus évident quand on considère les guides, mais elle reste quand même plus longue (de pas beaucoup) que le gabarit.

Pour ce qui est de la base moyenne, rien vraiment de plus à dire. Je ne crois pas que comparer sa longueur avec et sans les guides, à la longueur d’un mouvement droit 1 ou 2, va vraiment donner plus de repères visuels. On va devoir regarder ailleurs.

Il faut rester très vigilant et peut-être un peu conservateur quand notre déplacement va se jouer à un cheveu d’un obstacle ou d’une collision. Les bases ne sont pas parfaitement la longueur des gabarits. Même si vous avez une mémoire photographique et un cerveau capable de calculer la trigonométrie d’un déplacement, le piège reste entier.

Repères visuels

Pour nous aider à bien apprivoiser les dimensions des bases, un bon truc consiste à les comparer entre elles (ce que l’on a pas mal fait jusqu’ici) et à différents éléments du jeu qui peuvent se retrouver sur la table. 

Rien de scientifique pour les prochaines photos. C’est simplement pour habituer notre œil à détecter les dimensions relatives les unes aux autres. Vous pouvez les observer et en tirer vos propres conclusions…

C’est quand même intéressant de constater qu’une base moyenne, plus une petite base font un peu plus que la portée 1.

Aussi, une grosse base plus une base moyenne représentent approximativement la portée 1,5.

Je vous laisse concocter vos propres combinaisons et développer vos repères visuels.

Mouvements

Tout droit

Examinons les mouvements les uns par rapport aux autres.

Même si le pilote de la grosse base semble être sous l’influence d’une substance quelconque et est partie croche, on constate que cette dernière voyage pas mal plus vite que les deux autres.  Mais ça, on le savait déjà.

C’est encore plus frappant avec les gabarits de vitesse 2 et 3.

Vous avez compris le concept, je vous épargne les images pour les gabarits 4 et 5. Intéressant de constater qu’une petite base à vitesse 5 va couvrir presque la distance de la portée 3. C’est une bonne distance, encore plus étonnant avec une grosse base. Pas pour rien qu’on est toujours impressionné de voir un ShadowCaster faire un 5 droit et traverser la moitié de la carte en un seul mouvement. Ajoutez une accélération…

Virages serrés

Virages serrés à vitesse 1

Quand on examine les virages serrés, ou virages à 90 degrés, les trois bases se comportent relativement de la même façon et les repères visuels de bases sont faciles à trouver.

Le 90 degrés est facile à visualiser par rapport à la position de départ. Même si le vaisseau est dévié en raison d’une collision ou d’un pilote maladroit ou non rigoureux, la position de départ permet toujours d’estimer où va finir la base. Et ça, c’est valable pour toutes les manœuvres. 

Si la manœuvre est « relativement » bien faite, on devrait être en mesure de tirer une ligne à 45 degrés d’un coin opposé à l’autre en passant par le centre des deux bases.

C’est également facile d’évaluer la position finale qui sera perpendiculaire à la position de départ.

C’est au niveau de la distance entre la position de départ et la position finale que ça change d’une grosseur de base à une autre pour la même vitesse de déplacement.

Une grosse base qui effectue un virage serré se retrouve, en fait, à pivoter sur son propre coin. En bout de ligne elle se retrouve à chevaucher sa position de départ.

À noter que le devant et le côté extérieur de la base finiront un peu passé la marque de la portée 1,5.

Cette manœuvre est l’une des plus faciles à estimer.

Qui n’a pas de souvenirs post-traumatiques liés à un Faucon Millénium qui nous fait un 1 serré dans la face?

En 2e édition le YT-1300 a perdu cette manœuvre… certains approuvent, d’autres pleurent.

Un vaisseau sur une base moyenne qui effectue un virage serré de 1 n’ira pas beaucoup plus loin par rapport à sa base.

On y retrouve les mêmes repères visuels. Ici la manœuvre a été effectuée de façon… libérale et la position finale est discutable.

Mais on devrait être en mesure de tracer la diagonale d’un coin à l’autre. On retrouve également la perpendicularité entre la position de départ et la position finale.

Deux éléments distinguent la manœuvre pour une base moyenne. Si la manœuvre est effectuée relativement correctement (pas comme sur l’image), on devrait être en mesure de tracer une ligne entre le centre de la position finale et une portée 1 du coin extérieur de la position de départ, et ce, sur les deux axes de mouvement.

La base va se retrouver en plein centre du coin opposé formé par un carré de portée 1.

Également, la distance entre le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale représente un peu moins que la moitié de la largeur d’un gabarit de mouvement.

Pour ce qui est de la petite base, c’est un petit peu moins évident. Mais encore facile à évaluer.

On retrouve le même repère de coin à coin. Ça c’est facile et commun à tous les virages serrés, peu importe la vitesse.

C’est intéressant de constater que la position finale va se trouver dans le coin opposé de la boîte formée par la portée 1.

Pour ce qui est de la distance entre le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale, elle couvre un peu plus que la largeur d’un gabarit de mouvement. C’est un excellent repère visuel à garder en tête.

Comme pour la manœuvre précédente, quand on regarde les manœuvres de virages serrés à vitesses 2 et 3 on y retrouve les mêmes repères visuels. Les positions de départ et finale sont perpendiculaires l’une à l’autre et on devrait toujours pouvoir tracer une diagonale d’un coin à l’autre.

Ici aussi, c’est la distance entre le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale qui va varier.

Virages serrés à vitesse 2

Après sa manœuvre, la grosse base va se retrouver à une distance équivalente à environ une fois et demie la largeur d’un gabarit de mouvement entre le point supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale. La position finale d’une grosse base à la suite d’un virage serré à vitesse 2 va se trouver juste à l’extérieur de la boîte de portée 1. C’est également un bon repère visuel à garder en tête.

À la même vitesse, la position finale d’une base moyenne va se retrouver à l’intérieur de la boîte de portée 1. La distance entre les coins des positions de départ et finale sera, cette fois, d’un peu plus de la longueur d’une manœuvre droite à vitesse 1.

Pour ce qui est de la petite base, entre le coin de la position de départ et celui de la position finale on va retrouver une distance équivalente à 1,5 fois la longueur d’un gabarit de mouvement droit de vitesse 1. On remarque aussi que, si la manœuvre est relativement bien faite, le centre de la petite base va se retrouver juste à l’extérieur de la boîte de portée 1.

Virage serré à vitesse 3

Pour ce qui est du virage serré à vitesse 3, un des meilleurs repères visuels reste la distance en le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale. À cette distance, ça commence à être difficile de garder la boîte de portée 1 en tête.

Pour la grosse base, la distance va être légèrement supérieure à 1,5 fois la longueur d’un gabarit de manœuvre 1 droit. Pour la base  moyenne, on est très proche de la longueur d’une grosse base ou encore d’une manœuvre droite de 2. Du côté de la petite base, on ajoute la largeur d’un gabarit de manœuvre à la vitesse 2 ou la grosse base. 

Virage à 45 degrés

Quand on examine les virages larges ou à 45 degrés, ça se complique un peu. Ils ne sont pas aussi évidents à évaluer que les beaux virages à 90 degrés bien droits.

D’abord, les vaisseaux vont se déplacer plus vers l’avant que sur le côté. Alors que notre virage serré nous déplaçait de même distance vers l’avant que sur le côté.

OK, 45 degrés c’est pas si difficile à visualiser. C’est à mi-chemin entre la ligne droite et le virage serré. C’est bon, mais le vaisseau va se décaler de quelle distance sur le côté et va avancer jusqu’où?

Si on observe une grosse base qui effectue un virage large à vitesse 1, on constate qu’elle se déplacera au-delà de la boîte de portée 1 vers l’avant. La distance entre le coin supérieur d e la position de dépa rt et la position finale représente un peu plus que la largeur d’un gabarit de mouvement. Probablement environ 1,5 fois la largeur du gabarit.

Pour bien évaluer le déplacement de la base latéralement, il est important de se rappeler que l’alignement entre le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale sera décalé d’une distance équivalente à la moitié de la largeur d’un gabarit de mouvement.

En considérant que la position finale d’une grosse base aura un angle de 45 degrés par rapport à la position de départ et qu’elle sera déportée de la demi-largeur d’un gabarit sur le côté et de 1,5 fois la largeur du gabarit vers l’avant, on a une bonne idée de l’endroit où le vaisseau se retrouvera.  

Un autre repère visuel populaire consiste à tracer une ligne à partir du guide arrière opposé à la direction de la manœuvre, passant par le centre de la base vers le guide avant du côté de la direction de la manœuvre. En allongeant cette ligne on va retrouver l’endroit où sera le guide arrière du côté de la manœuvre sur la position finale.

Se repère est plus difficile à bien utiliser mais, en combinaison avec les précédents, il peut être utile. De plus, contrairement aux autres repères pour les virages larges, il reste constant indépendamment de la distance parcourue.

Attention!

Dans le cas de la base moyenne, oui la satanée base moyenne, le prolongement de la ligne ne se dirige pas vers le guide de la position finale mais bien le centre de la base à sa position finale…

Quand on accélère le virage large, on cherche sensiblement les mêmes repères visuels.

Virage à 45 degrés à vitesse 2

À vitesses 2 et 3, les positions finales des bases seront toutes au-delà de la boîte de portée 1. Ce repère visuel devient beaucoup moins utile.

À noter par contre, que le centre de la grosse base se retrouvera très près de la portée 2 vers l’avant après un virage large à vitesse 2.  Ce repère, combiné au fait que l’alignement de la base sera décalé sur le côté d’une distance équivalente à la largeur du gabarit de mouvement et d’un peu moins qu’un gabarit droit de vitesse 2 (peut-être l’équivalent d’une base moyenne, qui sait?), nous permet d’obtenir de très bons indices pour évaluer la position finale.

Quand on essaie d’estimer la position finale d’un virage large à vitesse 2 pour une base moyenne, les boîtes de portée 1 et 2 ne sont pas d’un grand recourt. Ce qu’on peut retenir facilement par contre, c’est que la distance entre le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale représente approximativement une manœuvre droite de 2, ou une base large.  Le décalage latéral correspondra à environ 1,25 fois la largeur d’un gabarit de mouvement.

N’oubliez pas que pour la base moyenne, la ligne passant par le guide arrière, le centre et le guide avant opposé pointe vers le centre de la base à sa position finale, et non sur le guide.

Pour ce qui est de la petite base, la position finale sera un peu plus loin que la distance d’une manœuvre droite de 2, ou d’une grosse base. La position finale sera également déportée sur le côté l’équivalent 1,5 fois la largeur d’un gabarit de mouvement.

Quand on pousse encore plus l’accélérateur et qu’on passe en vitesse 3 lors d’un virage large, on retrouve les mêmes repères visuels, sauf que la distance entre les éléments change… évidement.

Aussi, plus on s’éloigne de notre position de départ, plus c’est difficile d’avoir des repères visuels fiables.

Pour éviter de répéter les repères qui ne changent pas vraiment, on va s’attarder à la distance entre le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale, ainsi qu’au décalage latéral.

Pour la grosse base, la distance entre le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale après un virage large à vitesse 3 va représenter une distance qui ne signifie pas grand-chose… plus que deux mais moins que trois et plus proche de 2 + 0,75. Donc, un gabarit de mouvement droit de vitesse 2 plus le ¾ d’un gabarit droit de vitesse 1… on va s’entendre sur, moins que trois, d’accord?

Pour le décalage latéral c’est plus simple : deux gabarits côte à côte ou un gabarit droit de vitesse 1.  

Dans le cas de la base moyenne, comme pour la grosse base, la distance entre le coin supérieur de la position de départ et le coin inférieur de la position finale sera moins qu’un gabarit droit de vitesse 3…. mais presque équivalente. On est beaucoup plus proche de la distance d’une vitesse 3 que l’était la grosse base.

Pour le décalage latéral, la base sera déportée sur le côté d’une distance correspondant à juste un peu plus que la longueur d’un gabarit droit de vitesse 1.  

C’est probablement la position finale de la petite base qui est la plus facile à estimer. La distance entre les coins sera pratiquement égale à un gabarit droit de vitesse 3. Enfin un chiffre précis…  Le décalage latéral sera de 1,25 fois la longueur d’un gabarit 1 droit. Relativement simple.

C’est bien d’avoir un paquet de repères visuels pour nous aider à estimer les distances et essayer d’évaluer la position finale de notre vaisseau, mais gardez en tête que les repères visuels sont aussi bons que la précision de vos manœuvres. Si vous jouez de façon brouillonne et nonchalante, les angles de 90 et 45 degrés vont rapidement se transformer en autres choses et vous ne saurez plus pourquoi votre vaisseau se retrouve sur un obstacle ou dans un arc de tir ennemi.

Pour vous faciliter la vie et ne pas faire rager votre adversaire, appliquez-vous à bien effectuer vos manœuvres.  Ça va être doublement payant.

Les tonneaux

Passons maintenant aux tonneaux.

C’est pas nécessairement une manœuvre très difficile à estimer mais ça fait pas mal de l’analyser un peu.

Pour la grosse et la moyenne base, le tonneau s’effectue avec le côté large du gabarit de manœuvre droit 1, et non le côté long comme pour la petite base.

La position de départ pour placer le gabarit est toujours le centre de la base en position de départ.

Quand une grosse base fait un tonneau, par en avant ou par en arrière, elle va se déplacer sur l’axe frontal d’une distance équivalente au quart de sa base.

Sur l’axe latéral, évidemment ce sera de la largeur du gabarit.

À noter que la largeur de la grosse base plus la largeur du gabarit de mouvement représente à quelques ions près la longueur de la  portée 1. C’est pratique à savoir pour évaluer les portées et pour savoir si le tonneau nous permettra de sortir de la portée 1 ou pas.

Pour ce qui est de la base moyenne, c’est essentiellement la même chose que pour la grosse base.

Sur l’axe frontal, la base va également se déplacer du quart de sa longueur. Sur l’axe latéral, ce sera aussi de la largeur du gabarit.

La petite base exécute son tonneau de façon plus directe. Une fois le gabarit placé au centre de la position de la base en position de départ, c’est plus compliqué de ne pas mettre la base à la bonne place en position finale… trois options possibles : alignée avec le devant de la base, avec le centre de la base ou avec le derrière de la base en position finale.

Le déplacement sur l’axe frontal est relativement faible puisque cela représente seulement le quart de la longueur de la petite base.

Évidemment, sur l’axe latéral, le déplacement représente la longueur d’une manœuvre 1 droite.

À noter, aussi, que le centre de la position finale se retrouvera à portée 1 du côté extérieur de la position de départ.

Pour nous aider à nous repérer sur le champ de bataille, il faut être à l’affut d’un maximum de repères visuels.

Ce qui veut dire, comme je l’ai mentionné au début, qu’il faut connaître les dimensions des éléments sur l’aire de jeu ainsi que l’espace entre ces éléments.

Un élément qui se retrouve sur le tapis de jeu et qu’on peut placer où l’on veut sur la table est la roulette de manœuvres. Qu’est-ce qui m’empêche de m’en servir comme référence pour évaluer mes distances?

Rien n’interdit de déposer ma roulette, comme si ma manœuvre était choisie, à côté d’un élément sur le jeu, d’évaluer la distance relative dans ma tête, puis de la reprendre et de choisir ma manœuvre avec cette information. 

Si je sais que la roulette peut mesurer un peu plus qu’un gabarit 1 droit, soit une petite base, il est facile de la placer stratégiquement à côté d’un vaisseau pour évaluer une distance.

Certains vont questionner l’éthique derrière cette tactique, mais c’est une tactique et rien ne l’interdit. Évidemment, si vous aligner trois roulettes devant votre vaisseau pour estimer un mouvement… vous êtes un twit et votre adversaire va savoir ce que vous tentez de faire. À moins que ce soit un bluff pour essayer de lui faire croire que c’est ce que vous voulez faire. Peu importe, si vous faites ça, vous n’êtes pas fort.

Plusieurs éléments du jeu ont des proportions qui se rapprochent des longueurs des manœuvres; il peut donc être utile de les connaître.

Ici, le but n’est pas de faire une liste exhaustive des dimensions des composantes mais juste de donner quelques exemples.

Connaître les dimensions des obstacles est très important. D’abord, ils se retrouvent sur le jeu à toutes les parties, sans exception. Pourquoi se priver de cette source d’information? 

De plus, vous choisissez 50 % des obstacles de la partie… En choisissant ceux qui correspondent à votre style de jeu, aussi bien également prendre ceux qui vont être utiles à votre planification de mouvement. À vous de choisir vos obstacles et d’y trouver vos références.

Il en va de mê me pour les élé ments qui vont s’aj outer au cours de la partie, comme les bombes, les mines ou les cargos.

Oui, même les jetons peuvent servir de repère visuel…

La distance entre les éléments représente en soit un repère visuel important. Ce qui est encore plus intéressant, est le fait que nous pouvons élaborer et mettre en place nous-même ces repères visuels lorsque nous plaçons les obstacles en début de partie.

Les obstacles ne servent pas seulement à créer des voies de circulation ou à bloquer les lignes droites des TIE Defenders. Ils sont des marqueurs de distances exceptionnels.

On doit placer les obstacles à portée 2 des bordures. Déjà là, je vais pouvoir me référer aux placements des obstacles pour estimer une portée 2. Ou même une manœuvre droite à vitesse 5, puisque la règle de portée 2 et le gabarit 5 droit sont de la même longueur.

On sait également que deux grosses bases plus une petite base représentent la même longueur que la portée 2 et la vitesse 5.

Rien ne m’empêche de mesurer où je mets mes obstacles au milieu de la carte par rapport aux autres. Je peux donc me créer des repères au centre de la carte.

C’est la même chose lorsque j’utilise la portée 1 pour placer mes obstacles. On sait qu’une portée 1 équivaut à la longueur d’une base moyenne plus une petite base.

Placer les obstacles représente une portion importante de la partie qui ne devrait pas être trop improvisée. Il faut se prévoir des chemins, des pièges, des sorties de secours et aussi des repères visuels. Il existe déjà une multitude d’articles sur les stratégies de placement des obstacles, mais habituellement ils ne mentionnent pas les repères visuels.

À vous de croiser les effluves.    

En bout de ligne, la base moyenne n’est pas vraiment pire que les autres, elle est seulement nouvelle. Comme lorsque la grosse base a été introduite dans le jeu, les joueurs avaient beaucoup de difficulté à bien la manœuvrer. Mais la grosse base est maintenant apprivoisée, comme le sera la moyenne base dans quelques mois.

Pratique et expérimentation…

C’est la même chose avec les repères visuels. Il n’y a pas de bons ou de mauvais repères visuels.  Il y a seulement ceux qui nous servent dans un contexte donné. À nous de savoir dans quel contexte nous agissons et de s’assurer d’y trouver nos repères, si non, de les mettre en place nous-même.

Évidemment, on cherche des références pour aider à estimer les déplacements et non des règles précises.

On commence par en apprendre deux ou trois et on s’assure de les maitriser. Les autres vont venir naturellement avec… la pratique et l’expérimentation.

Que l’estimation des distances soit avec vous!

-Bruno « Middle Guy » LaVigueur

Quelques mots sur l’auteur :
Joueur compétitif/décontracté il joue à X-Wing Miniatures depuis janvier 2015. Organisateur de ligues et de tournois au niveau local il participe à quelques tournois d’envergure annuellement. Il anime la baladodiffusion francophone Millénium Condor Baladodiffusion qui traite du jeu d’un angle semi-compétitif et sans prétention, dans le but de réunir la communauté de joueurs francophones. Il anime également le Podcast anglophone X-Wing LoreMaster Quiz.  Grace à ses performances, il est aussi connu sous le nom de « Middle Guy » …


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